Recruté par la formation TotalEnergies après l’arrêt d’Arkéa – B&B Hotels, Pierre Thierry a disputé en Espagne ses deux premières courses avec les Vendéens. Avant de prendre part au Grand Prix La Marseillaise dimanche, le jeune coureur français s’est exprimé pour Le Mag du cyclisme sur ses premiers pas et ses ambitions avec la Pro Team tricolore.
Pierre, que retenez-vous de vos débuts en Espagne avec TotalEnergies ? *
Reprendre la compétition, c’est toujours difficile mais ça s’est bien passé. Le rythme est déjà élevé. Je suis content de remettre un dossard. À Valence, Emilien (Jeannière) a joué la gagne (3e). Le collectif a répondu présent. C’est toujours bien de commencer sur de bons résultats. Anthony (Turgis) a également obtenu une bonne place en Espagne (6e du Trofeo Calvia). L’équipe est déjà en forme.
Avez-vous définitivement pris vos marques chez TotalEnergies ?
Cela demande un peu de temps. Entre les stages et la compétition, c’est différent. Je dois prendre mes repères en courses, comprendre la façon de courir de mes nouveaux équipiers. Je suis ravi. Je retrouve Thibault Guernalec et Mathis Le Berre avec qui j’étais chez Arkéa. Cela a facilité mon intégration. Tout le monde se montre très ouvert avec moi. Personne ne me laisse de côté. Je connais également très bien Baptiste (Vadic). On a couru ensemble en équipe de France.
« J’ai passé un cap en fin d’année »
Vous allez disputer le Grand Prix La Marseillaise dimanche. L’équipe sera très ambitieuse…
TotalEnergies va miser sur Emilien pour le sprint. La dernière bosse sera difficile mais on espère qu’il arrivera à passer. L’annulation de la Route des Crêtes est une bonne chose pour lui et pour nous. Ce nouveau parcours favorisera plus facilement une arrivée massive.
Quels enseignements avez-vous retenu de votre saison 2025 ?
Ça n’était pas facile mais j’ai pris de l’expérience. J’ai pu découvrir les plus belles courses du calendrier. Je retiens mon beau chrono sur le Tour d’Espagne (17e), les échappées que j’ai pu accrocher. Après la Vuelta, les sensations étaient excellentes. J’ai passé un cap en fin d’année, en étant acteur. Je sais à quoi m’attendre en 2026. On ne connaît pas encore l’ensemble de notre calendrier. Cela dépendra des invitations. On croise les doigts pour disputer Tirreno-Adriatico et le Tour d’Italie.
Pierre Thierry : « Je souhaite me découvrir davantage »
En rejoignant TotalEnergies, dans quels domaines souhaitez-vous progresser ?
Je suis là pour aider Emilien dans les sprints, le mettre dans les meilleures conditions. Moi, je souhaite me découvrir davantage, voir sur quelles courses je peux performer. J’espère disputer les classiques en Belgique, des courses sur lesquelles j’aurais plus de liberté. Je veux progresser et obtenir quelques bons résultats.
À seulement 22 ans, il a fallu encaisser l’arrêt d’Arkéa – B&B Hotels. Avez-vous eu besoin de temps pour digérer ?
On s’est accrochés à un espoir. Ce fut difficile à vivre. Le peloton a aussi subi l’arrêt d’Intermarché – Wanty. De nombreux coureurs se sont retrouvés sur le marché. Il y a eu beaucoup de stress. Après le Tour d’Espagne, j’ai eu des contacts mais rien de concret. Avec TotalEnergies, on a trouvé un accord avant le Chrono des Nations. Cela s’est fait rapidement. Dès que j’ai su que Thibault et Mathis ont aussi été recrutés, ça m’a fait plaisir. Je m’entends très bien avec eux.
* Pierre Thierry a terminé 113e et 46e de ses deux premières courses disputées en Espagne.

