INTERVIEW Yaël Joalland (Cofidis) : « Je change de dimension »

Yaël Joalland CIC-U Nantes
Yaël Joalland, ici avec le maillot de CIC-U Nantes, évoluera chez Cofidis dès le 1er janvier 2026. Crédits photo : IconSport

La carrière de Yaël Joalland va connaître un tournant. 7e de la Route d’Occitanie en 2025, le coureur de la formation CIC-U Nantes s’est engagé le mois dernier avec Cofidis, relégué en Pro Team. Pour Le Mag du cyclisme, le grimpeur français de 25 ans revient sur sa décision de rejoindre la formation nordiste et évoque ses ambitions pour 2026.

Yaël, comment se passent ses premières semaines avec Cofidis ?

Très bien. Je n’ai pas encore rencontré tout le monde. Je change de dimension. Cofidis, c’est plus de 30 coureurs. C’est différent pour moi. Je suis émerveillé. Je rejoins une grande équipe, avec un budget et un staff plus importants. Un stage en Espagne est prévu en décembre. Là aussi, c’est un gros changement pour moi. Avec Nantes, on ne partait en stage que quelques jours sans quitter la France.

À quand remontent les premiers contacts ?

En début d’année. Les discussions ont commencé au Tour des Alpes-Maritimes en février (12e du classement général, ndlr). Après ma deuxième opération*, mon hiver a été difficile. Je ne m’imaginais pas être en forme mais j’ai obtenu un bon résultat. Cofidis m’a sollicité rapidement. Il y a eu d’autres contacts mais c’était la meilleure offre. Cela a mis du temps à se concrétiser. Ils ont attendu que je fasse des résultats. Tout a été réglé après le championnat de France.

« Je veux passer un cap avec Cofidis »

Résultats décevants, menace d’une relégation en Pro Team… Comment avez-vous vécu le flou sur l’avenir de l’équipe ?

Ça n’était pas facile mais cela ne changeait rien pour moi. World Tour ou pas, ce sera un niveau supérieur à CIC-U Nantes. Le calendrier de courses n’est pas très différent mais je vais disputer des courses qui collent davantage à mes qualités. On peut dire que c’est un avantage de faire partie des 3 meilleurs équipes du Pro Team. C’est l’assurance pour Cofidis de choisir ses courses.

À quoi ressemblera votre calendrier en 2026 ?

Je ne sais pas encore. Je dois attendre quelques jours mais j’ai hâte d’avoir une idée de mon début de saison. Je disputerais des courses à l’étranger. Jusque-là, mon calendrier se résumait aux courses françaises. Avec Nantes, je me retrouvais parfois sur des épreuves qui ne correspondaient pas à mon profil. J’ai eu du mal à progresser. En disputant des courses à l’étranger, je veux passer un cap. Participer à des épreuves World Tour, c’est super. Du coup, je pense que je disputerais moins de Coupes de France.

« Le Tour, un rêve mais c’est trop tôt »

Et le Tour de France ?

Je n’y pense pas. Bien sûr, c’est un rêve pour tout coureur mais c’est trop tôt. Il faudra attendre au moins 2027 pour y prétendre. Ce n’est pas comme si j’avais disputé de grosses courses jusque-là. Cofidis doit me faire progresser. Je vais courir à l’étranger sur des épreuves plus difficiles. Je dois passer un palier sur des courses par étapes d’une semaine. Participer au Tour sans pouvoir aider l’équipe et être performant, ça n’a pas d’intérêt.

Et si vous deviez citer la ou les courses de vos rêves pour 2026 ?

Paris-Nice et le Critérium du Dauphiné. Mais beaucoup de courses me font rêver, surtout celles en montagne. J’avais fait le tour de la question des courses en France et je veux courir aussi à l’étranger. Un tel changement, c’est incroyable.

*Son année 2024 a été gâchée par une grosse chute sur le Grand Prix La Marseillaise avec de nombreuses fractures.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le Mag du Cyclisme

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture